Aventures d'un cycliste dans la ciudad motorisée

Publié le par Jérémy

Je suis arrivé à Malaga avec une idée en tête : acheter un vélo et ne pas prendre de carte de bus. Le temps s'y prête après tout. Deux semaines après mon arrivée, je me suis donc doté d'une bicyclette d'occasion.

Tout de suite, les premiers petits ennuis sont arrivés. D'abord la quarantaine de marches à monter le vélo à bout de bras. Ben oui, leurs ascenseurs sont miniscules. Enfin bon, vive les muscles !

Ce n'était là qu'un tout petit désagrément comparé à ce qui m'attendait par la suite. Surprise suivante dans les rues de la ville, Malagae qui rassemble près de 600 000 habitants (1 million avec l'agglomération) ne compte aucune piste cyclable ! Seule solution, gêner les piétons sur les trottoirs où se faire klaxonner parce qu'on n'est pas assez rapide sur la route. Damned il me semblait pourtant avoir évité la voie rapide !

Etape suivante, il y a une semaine, l'université. Je n'y avais pas encore mis les pieds et lundi matin en arrivant j'ai donc cherché où accrocher mon fidèle engin. En désespoir de cause ! Plusieurs immenses parkings entourent les bâtiments universitaires et de nombreux scooters s'agrègent à l'entrée. Mais accrocher son vélo solidement et en sécurité ? Impossible.

Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il n'y a pas de vols à Malaga, mon portefeuille y est déjà passé. Plusieurs autres Erasmus ont déjà eux aussi été victime de vols et agression que ce soit sur la plage ou dans la rue.
Me voilà donc réduit à l'accrocher comme je peux dans un endroit assez visible sur une barrière, en croisant chaque jours les doigts pour le retrouver.

Je dois dire que j'ai vraiment du mal à comprendre cette situation, l'université où je vais n'est pas très loin du centre (4km) et plutôt accessible rapidement en vélo.

Mais la norme ici semble être la voiture, omniprésente et absolument en surpopulation. Pour preuve, cette étrange coutume locale qui veut que la double file plus qu'une exception soit presque devenue la règle.

Difficile de voir une rue à tout heure de la journée sans voiture en infraction. D'après les espagnols à qui j'ai demandé le pourquoi de cette situation, l'amende ne serait pas vraiment dissuasive (15€).Je pense que si ces conducteurs devaient souffrir les klaxons d'automobilistes excédés d'attendre devant leur fenêtre , ils changeraient vite d'avis. En tout cas, je suis déjà convaincu...

Jérémy Joly

Retrouvez cette chronique sur Osez le Dire

Publié dans Chroniques de Malaga

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