Malaga, la ville aux 1001 soirées...

Publié le par Jérémy

Durant ma première semaine, j’ai entendu dire : « Malaga est la ville d’Europe où il y a le plus grand nombre de bars et de discothèques au m² ». Je n’ai pu trouver aucune donnée chiffrée permettant de confirmer cette information mais j’aurais tendance à y croire.

Il suffit de déambuler dans les rues du centre ville pour se rendre compte que cette ville vit la nuit plus que le jour. Velvet, Pocha, Sound, White, Cool,… Les discothèques et les bars se succèdent les uns aux autres à chaque coin de rue. Et impossible d’y échapper puisque dans chaque coin de rue on rencontre des étudiants employés par les discothèques qui distribuent des flyers.

Mais au-delà des soirées classiques dans le centre ville, il existe un phénomène assez exceptionnel : le botellon. Chaque semaine, du jeudi au samedi soir, de minuit à 3h du matin, une rue de la ville est complètement bloquée à la circulation. La raison ? Une véritable orgie ! Plusieurs centaines de jeunes se rassemblent, boivent et discutent en petits groupes. Chacun arrivant avec sa bouteille, ses verres et souvent des glaçons !

Une institution contrôlée

Ceux qui ont entendu parler la rue de la soif et des jeudi soirs Rennais auront sans doute une petite idée du phénomène que j’évoque ici. Une différence de taille existe toutefois, ici la police contrôle les deux issues de la rue et peut ainsi intervenir rapidement en cas de violences.

Le botellon était jusqu’à il y a quelques années, une véritable institution en Espagne. Mais aujourd’hui, chaque ville est libre de le légaliser ou non. Ces petites réunions prennent parfois une ampleur beaucoup plus importante comme en mars 2004 lorsque plus de 70 000 étudiants s’étaient rassemblés à Séville. La ville de Grenade a quant à elle opté pour une mesure plus spéciale puisqu’elle a construit un « botellodromo » situé à l’extérieur de la ville et pouvant accueillir jusqu’à 20 000 personnes.

Le botellon semble s’exporter en Europe avec ou sans la présence des étudiants espagnols puisqu’on en retrouve des traces en Suisse mais aussi en Hollande… A quand une véritable importation en France ? Gageons que ça n’aura pas lieu avant au mieux 2012…

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Publié dans Chroniques de Malaga

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